FEV
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L'EVOLUTION DU MARCHE DES OPCVM
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Les encours sous gestion s’élèvent à 862,6 milliards d’euros
Durant le mois de février, les encours du marché français de la gestion collective se sont légèrement contractés de -0,2% à 862,6 milliards d’euros. (1)
A l’image de ces derniers mois, les investisseurs ont continué de porter leur attention sur les supports de long terme, délaissant les fonds de Trésorerie Régulière. Les souscriptions nettes du mois de février font ressortir une décollecte de -3,4 milliards d’euros. (2)
L’effet marché a permis de dégager +1,2 milliard d’euros de gains sur la période. (3)
Les OPCVM de Trésorerie
L’encours des fonds de Trésorerie s’est contracté de -1,4% courant février, à 404,4 milliards d’euros. Alors que les investisseurs sont traditionnellement acheteurs de fonds de Trésorerie Régulière en février, les opérations enregistrées sur le mois ont fait ressortir des rachats de -7 milliards d’euros qui s’inscrivent dans une tendance entamée au second semestre 2009, concomitamment à la baisse des taux. La tendance de ces flux d’investissement, donnée par le cumul 12 mois des souscriptions nettes, est ainsi passée d’un point haut de +53 milliards d’euros à fin juillet 2009, à -40,9 milliards d’euros à fin février 2010. Les actifs gérés en fonds de Trésorerie Régulière rassemblent désormais 380,2 milliards d’euros. A 23,3 milliards d’euros, l’encours des fonds de Trésorerie Dynamique n’a que faiblement progressé en février (+2,4%) au regard des mois précédents. Les flux d’investissement n’ont cumulé que +100 millions d’euros de collecte.
Alors que la Fed a relevé son taux d’escompte de 25pb à 0,75%, la BCE a laissé ses taux inchangés. L’EONIA est demeuré stable à 0,34% en moyenne mensuelle, et la facilité de dépôt de la banque centrale a continué de recueillir quotidiennement 179 milliards d’euros (en moyenne mensuelle). Pour l’heure, le marché n’anticipe pas de hausse de taux avant l’année prochaine. Les indices EuroPerformance des différentes catégories ont délivré des rendements mensuels en ligne avec l’EONIA, s’agissant des Trésorerie Régulière, et supérieurs de +5pb et de +6pb pour les TD et TD+.
Les OPCVM Obligations
Toujours en hausse, l’encours des fonds Obligations rassemblait 74,7 milliards d’euros fin février (+1,8% en un mois et +27% sur 12 mois).
La dette souveraine et les inquiétudes suscitées par certains Etats ont été au centre de l’actualité en février. Malgré les annonces de mesures d’austérité, certains pays de la zone euro ont été confrontés à de fortes pressions de la part des marchés financiers. Les spreads de crédits sont restés stables sur le mois même si un écartement significatif a pu être enregistré sur les dettes souveraines de la Grèce, du Portugal, de l’Espagne et de l’Italie. Compte tenu de la période de publication des résultats d’entreprises en Europe, l’activité du marché primaire du crédit a été fortement ralentie. Les indices iBOXX ont progressé de +1,2% s’agissant de la dette souveraine et de +0,6% pour les entreprises. L’indice Merrill Lynch de la dette Haut Rendement s’est apprécié de +1,5%.
L’effet marché dégagé par les OPCVM Obligations a atteint +494 millions d’euros.
Les flux d’investissement ont continué d’alimenter solidement les fonds Obligations. Sur le mois, ce sont +741 millions d’euros de souscriptions nettes qui sont venus s’ajouter à cette famille de fonds. Les supports présentant une maturité inférieure à 5 ans continuent d’être privilégiés aux autres fonds : +506 millions d’euros d’investissement contre +28 millions d’euros pour les fonds aux maturités plus longues. Les fonds Obligations Internationales se sont vus allouer +223 millions d’euros. Toujours aussi atone, la demande pour les fonds de dette Haut Rendement s’est élevée à +26 millions d’euros.
Les OPCVM Actions
Sur un mois, l’encours des fonds Actions a progressé de +0,9% et atteint désormais 184,8 milliards d’euros.
Durant le mois, les marchés ont connu de forts mouvements induits par les rumeurs sur la situation grecque, provoquant ainsi une remontée de la volatilité. En Europe, la publication des résultats d’entreprises a confirmé une importante disparité sectorielle. Seul le manque de visibilité sur l’année 2010 est mis en avant par l’ensemble des intervenants. Les données macro-économiques ont plaidé pour une situation plus encourageante aux Etats-Unis qu’en Europe. Dès lors, les performances des fonds Actions Euro, européennes et France réalisées durant le mois de février sont en grande majorité négatives, à contrario des résultats délivrés par les fonds investis sur les autres zones géographiques.
L’effet marché n’a permis de dégager que +339 millions d’euros de gains sur le mois. Les investisseurs ont pourtant continué de se porter acquéreurs de fonds Actions. Les sommes allouées en février ont rassemblé +1,2 milliard d’euros d’investissement. Hormis les fonds Actions européennes (-151 millions d’euros), les liquidités engagées par les investisseurs ont alimenté l’ensemble des catégories géographiques et sectorielles. Dans le détail, les fonds Actions Internationales ont une nouvelle fois été plébiscités (+449 millions d’euros), les fonds Actions euro ont reçu +305 millions d’euros et +222 millions d’euros ont été alloués aux fonds Actions Amérique. La collecte des fonds Actions sectorielles a rassemblé +245 millions d’euros.
Si la demande en fonds Actions est restée forte en février, elle aura davantage profité à la gestion indicielle qu’à la gestion active, en rassemblant +1 milliard d’euros. A 49,3 milliards d’euros, l’encours des supports indiciels Actions a progressé de +2,6% sur un mois.
Les OPCVM Diversifiés
Sur un mois, l’encours des fonds Diversifiés euro et Internationaux s’est apprécié de +1% à 91,3 milliards d’euros.
Les rendements mensuels délivrés par les différentes stratégies de fonds diversifiés ont été positifs en février. En moyenne, les performances délivrées par les fonds à dominante Taux et les fonds à dominante Actions ont été de +0,13% et de +0,36% respectivement. Les résultats de la gestion Flexible ne font ressortir qu’un gain moyen de +0,05% tandis que les fonds d’allocation Mixte ont servi un rendement moyen de +0,21%. L’effet induit par ces performances atteint +168 millions d’euros.
Une nouvelle fois, les investisseurs ont privilégié les supports d’allocation mixte avec +817 millions d’euros de collecte (principalement sur un fonds). La gestion Flexible a reçu +180 millions d’euros de flux d’investissement, tandis que les opérations sur les fonds à dominante Taux et Actions ont été peu fournies.
Par rapport aux précédents mois, la collecte des fonds Obligations Convertibles n’a rassemblé que +45 millions d’euros. Compte tenu d’un effet marché négatif, l’encours de ces fonds est resté relativement inchangé d’un mois sur l’autre à 12,6 milliards d’euros.
Egalement moins fournie que les mois précédents, la collecte des fonds Absolute Return est néanmoins restée solide à +454 millions d’euros. L’indice EuroPerformance de cette catégorie de fonds a délivré un rendement mensuel supérieur à l’EONIA de +19 points de base. La progression d’encours de ces fonds est de +2,8% en février, à 17,4 milliards d’euros, et de +75% sur un an.
Les OPCVM Garantis ou à Formule
En baisse de -0,4% sur un mois, l’encours de cette famille de fonds rassemble désormais 69,4 milliards d’euros.
Sur le compartiment des fonds assortis d’une Garantie Totale du capital, les véhicules ouverts à la commercialisation ont rassemblé +283 millions d’euros de collecte. Les flux d’investissement destinés aux fonds partiellement Garantis sont restés atones (+12 millions d’euros). Sur le compartiment des fonds à Formule, un peu plus de la moitié des +233 millions d’euros collectés est à mettre au crédit des ETFs de stratégie.
Les OPCVM de fonds Alternatifs
Fin janvier, l’encours des OPCVM de fonds Alternatifs était de 8 milliards d’euros, soit une réduction de -4,2% sur un mois. Après une relative embellie de la collecte au cours du dernier trimestre 2009 (+134 millions d’euros), les opérations menées par les investisseurs font à nouveau ressortir des désengagements. En janvier, ces flux sortants ont rassemblé -100 millions d’euros.
L’indice EuroPerformance de cette famille de fonds affichait en janvier un rendement mensuel inférieur de -36 points de base à l’EONIA.
Les OPCVM PEA et Profilés
La tendance des opérations concernant les fonds éligibles au PEA s’est poursuivie en février. Les fonds de Trésorerie ont enregistré des rachats (-582 millions d’euros), tandis que les fonds Actions ont attiré +607 millions d’euros d’investissement. Les actifs gérés en fonds PEA sont de 175,9 milliards d’euros à fin février.
Les demandes de rachats se sont poursuivies pour les fonds Profilés. Ce mois-ci, ce sont -344 millions d’euros qui ont été remboursés aux investisseurs, contre -152 millions d’euros le mois précédent. Ces fonds rassemblent un encours de 49,4 milliards d’euros.
La Gestion Passive
Les sommes allouées à la gestion indicielle ont été fortes lors de ce mois de février. Les liquidités investies ont rassemblé +1,3 milliard d’euros, dont +1 milliard ont été pourvus aux fonds Actions. A 61,5 milliards d’euros, l’encours de la gestion indicielle affiche une progression mensuelle de +2,6%. Les actifs gérés en ETFs représentent 39,8 milliards d’euros.
(1) Les encours des OPCVM Trésorerie, Obligations, Actions, Diversfiés et Garantis sont arrêtés au titre du mois M. L’encours des OPCVM de fonds Alternatifs est à M-1.
(2) Les souscriptions nettes s’entendent hors OPCVM de fonds Alternatifs. Elles sont évaluées à partir de la variation du nombre de parts multipliée par la valeur liquidative moyenne.
(3) La performance s’entend hors OPCVM de fonds Alternatifs. Elle est évaluée en milliards d’euros à partir de la variation des valeurs liquidatives multipliée par le nombre de parts moyen.
(2) Les souscriptions nettes s’entendent hors OPCVM de fonds Alternatifs. Elles sont évaluées à partir de la variation du nombre de parts multipliée par la valeur liquidative moyenne.
(3) La performance s’entend hors OPCVM de fonds Alternatifs. Elle est évaluée en milliards d’euros à partir de la variation des valeurs liquidatives multipliée par le nombre de parts moyen.