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BILAN DE LA GESTION COLLECTIVE
BILAN 2009 DE LA GESTION COLLECTIVE FRANCAISE
Le montant des actifs gérés par les OPCVM de droit français commercialisés atteint 861 milliards d’euros au terme d’une année de rebond.
L’année 2009, pourtant mal entamée avec des marchés qui ont continué de chuter jusqu’en mars, offre un bien meilleur visage que le millésime 2008 au cours duquel l’encours des OPCVM de droit français avait plongé de -17%. A l’effondrement globalisé des marchés et à la perte de confiance des investisseurs s’est succédé une année de rebond. Le niveau d’encours de 861 milliards d’euros (+11,8%), la collecte annuelle de +19,6 milliards d’euros, ou encore les performances de +75,2 milliards d’euros réalisées durant l’année, plaident pour un état convalescent de la gestion collective, les flux d’investissement du second semestre soulignant toujours la prudence qui anime les investisseurs.
Une collecte annuelle de +19,6 milliards d’euros
La gestion collective a connu en 2009 une croissance de 90,9 milliards d’euros de ses encours, qui compense environ un tiers des 259 milliards d’euros de pertes d’encours depuis le déclenchement de la crise (effet performance et décollecte entre juillet-07 et décembre-08). Signes que la crise de confiance engendrée par les défaillances bancaires et les différentes affaires s’est quelque peu radoucie, les flux d’investissement qui ont alimenté les OPCVM de droit français durant l’année ont rassemblé +19,6 milliards d’euros.
Le fil conducteur suivi par les flux d’investissement aura été, sans conteste, le crédit. Présent sur différentes classes d’actifs, cette source de rendement a profité directement aux fonds Obligations (+7,7 milliards d’euros de collecte) et aux fonds Obligations Convertibles (+3,2 milliards d’euros, leur meilleure collecte annuelle). Le crédit a également favorisé le retour des investisseurs sur les fonds Absolute Return (+3,6 milliards d’euros) et les produits de Trésorerie Dynamique, même si sur un an, ces fonds affichent toujours une décollecte (-2 milliards d’euros).
Alors que le rebond des marchés a été brutal, le retour des investisseurs sur les fonds Actions aura été plus mesuré (+8,1 milliards d’euros), tandis que l’investissement sur les Diversifiés (+7,8 milliards d’euros) n’aura bénéficié qu’à un nombre très restreint de produits.
Le niveau historiquement bas des taux courts a progressivement incité les investisseurs à quitter les fonds de Trésorerie Régulière (-2,6 milliards d’euros de rachats annuels) auprès desquels ils avaient continué de se réfugier en début d’année. Egalement, le niveau des taux rendant élevé le coût de la garantie, l’impact sur les fonds Garantis ou à Formule (-3,3 milliards d’euros) s’est traduit par une forte baisse des créations de nouveaux fonds.
L’industrie de la gestion collective
Plus généralement, l’offre de fonds a nettement diminué durant l’année, hormis sur les ETFs dont les promoteurs ont continué d’être dynamiques. Rationalisation des gammes mais aussi concentration des acteurs, les opérations de rapprochement entre sociétés de gestion ont été nombreuses. Le contexte de crise aura engendré un durcissement de la situation économique pour l’ensemble des acteurs de la gestion d’actifs, même si cette année de rebond marque peut-être un changement de tendance. Les établissements généralistes et les banques privées ont en effet bien mieux profité que les grands réseaux, des grands courants d’investissement sur l’obligataire et le retour sur la gestion active en actions.
Les thématiques de gestion
Largement plébiscités l’an passé, les ETFs ont connu une réorientation de la demande en 2009. Les flux d’investissement ont davantage profité aux fonds marchés émergents et sectoriels qu’aux ETFs sur grands indices (actions et taux).
Les encours de la gestion ISR ont continué de progresser même si cette croissance provient pour beaucoup de l’adoption par la gestion traditionnelle des critères d’investissement de l’ISR.
En revanche, la multigestion a connu un exercice difficile : alors que la gestion traditionnelle a vu le retour des investisseurs, la multigestion a continué d’enregistrer des rachats.
Après deux années de crise, 2009 marque une accalmie certaine, même si les flux d’investissement sur les classes d’actifs « techniques » telles que Obligations, Obligations Convertible et Absolute Return, traduisent une collecte d’investisseurs institutionnels. Les particuliers se sont davantage tournés vers les contrats en euros de l’assurance-vie et le Livret A.
L’analyse est basée sur la variation des encours gérés au travers des fonds d’investissement de droit français. Cette variation d’encours est expliquée par :
- l’évolution de la collecte nette (effet souscription)
- l’évolution de la valeur liquidative des fonds (effet performance)
- la distribution des dividendes (effet revenu)
L’addition de ces trois effets permet de reconstituer la quasi-totalité de la variation d’encours. Le reliquat est lié aux fusions - absorptions de fonds et aux changements de catégories. L’approche retenue par EuroPerformance permet une évaluation réelle de la taille du marché en prenant en compte les effets du double comptage induit par les fonds maîtres et nourriciers. Les données présentées dans ce tableau de bord sont issues de la Note Mensuelle Online. Véritable observatoire permanent des performances commerciales, NMO permet d’appréhender le marché des OPCVM via les grandes classes d’actifs en distinguant pour chaque promoteur la contribution des forces de ventes et celle des gérants à la variation des encours. Les informations sont arrêtées au 31 décembre 2009.
- l’évolution de la collecte nette (effet souscription)
- l’évolution de la valeur liquidative des fonds (effet performance)
- la distribution des dividendes (effet revenu)
L’addition de ces trois effets permet de reconstituer la quasi-totalité de la variation d’encours. Le reliquat est lié aux fusions - absorptions de fonds et aux changements de catégories. L’approche retenue par EuroPerformance permet une évaluation réelle de la taille du marché en prenant en compte les effets du double comptage induit par les fonds maîtres et nourriciers. Les données présentées dans ce tableau de bord sont issues de la Note Mensuelle Online. Véritable observatoire permanent des performances commerciales, NMO permet d’appréhender le marché des OPCVM via les grandes classes d’actifs en distinguant pour chaque promoteur la contribution des forces de ventes et celle des gérants à la variation des encours. Les informations sont arrêtées au 31 décembre 2009.
L’intégralité du Bilan 2009 de la Gestion Collective est disponible en cliquant ici.